Patricia Piancatelli, il n’y a pas d’âge pour entreprendre.

photopatriciaC’est à 49 ans, à Meximieux, que Patricia Piancatelli décide de se lancer dans la grande aventure. En effet, cette vendeuse en prêt à porter avec 25 ans d’expérience, fait l’acquisition du fonds de commerce de sa patronne chez qui elle travaille depuis 2 ans à temps partiel.

Cela n’a pas été facile au départ, car avec très peu d’assurance depuis toute petite, elle n’était pas sûre d’avoir les épaules pour avoir sa propre affaire.

« C’est grâce à mon entourage que j’ai sauté le pas, un commerçant de Meximieux m’a vivement conseillé de reprendre l’affaire car j’étais capable de la gérer. Ma patronne et son expert-comptable m’ont beaucoup soutenu et j’avais également l’appui de mes amis. Ma famille était, quant à elle,  plus réticente. »

L’acquisition a été plutôt simple car la  boutique générait un bon chiffre d’affaire et avec ses 25 ans d’expérience, Patricia Piancatelli était une valeur sûre. Pendant  5 jours de formation à la CCI de Bourg en Bresse, elle a appris tout ce qu’elle devait savoir sur la gestion de son affaire et a pu échanger avec d’autres entrepreneurs.

« J’ai pris énormément confiance en moi grâce à la formation, c’est impératif de passer par là, je la conseille vraiment à tout le monde ! »

Epanouie dans sa boutique, tout se déroula très bien pendant 2 ans. Elle a rénové son local pour défiscaliser la deuxième année. Puis des travaux à la gare de Meximieux sont venus perturber les commerçants. En effet, moins de passages dans la rue et plus la possibilité de se garer ont fait baisser considérablement la fréquentation des boutiques à proximité.

Entre-temps, plusieurs concurrents se sont installés tout près de la boutique de Patricia Piancatelli et la crise a commencé à se faire sentir.

« Dès la première année, il faut mettre énormément de côté pour ne pas se faire piéger par les charges la deuxième année. »

La situation est de plus en plus difficile. Elle a même injecté de l’argent personnel pour pouvoir faire vivre sa boutique plus longtemps. Elle a tenu un an de plus mais malheureusement, elle a dû se résoudre à déposer le bilan.

« J’ai attendu trop longtemps avant de déposer le bilan, j’ai mis de l’argent en plus pour sauver mon magasin mais je le déconseille vivement. Je n’étais pas prête à m’en séparer alors j’ai persévéré à tort. »

Aujourd’hui, elle est responsable d’une boutique de prêt  à porter mais se destine à une activité où elle pourra aider les autres telle que l’aide aux enfants en difficulté scolaire.

« Ma boutique a fermé mais je ne regrette rien, je conseille à tout le monde de monter son affaire, c’est très épanouissant et enrichissant. J’ai juste le niveau bac mais ça ne m’a pas empêché de réaliser mes rêves, les qualités personnelles jouent énormément dans la réussite, plus que les diplômes à mon sens. »

A 55 ans, elle va de l’avant et une nouvelle opportunité s’offre à elle.

 

 

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